Noa ne voulait plus vivre: l’adolescente de 17 ans est décédée ce dimanche, «libérée parce que mes souffrances sont insupportables»

Noa ne voulait plus vivre: l’adolescente de 17 ans est décédée ce dimanche, «libérée parce que mes souffrances sont insupportables»

La vie était devenue insupportable pour Noa qui vivait avec ses démons depuis trop longtemps. Ce dimanche, l’adolescente s’est éteinte auprès des siens.

Noa Pothoven n’avait que 17 ans mais sa vie n’avait déjà plus aucun sens pour elle. La faute à un stress post-traumatique qu’elle traînait depuis trop longtemps. Anorexie, dépression… Ses problèmes psychologiques ont eu raison de sa volonté de survivre.

Elle a d’ailleurs expliqué les raisons de son mal-être dans son livre autobiographique, « Gagner ou apprendre ». Dans celui-ci, Noa expliquait avoir été agressée et violée très jeune. Par honte et par peur, elle avait longtemps dissimulé ces abus sexuels.

Récemment, elle avait posté son dernier message sur Instagram dans lequel elle annonçait arrêter de manger et de boire. « Après des années de combat et de combat, c’est fini. Après de nombreuses conversations et évaluations, il a été décidé que je serais libéré car ma souffrance était insupportable. C’est en haut. Je ne suis pas vraiment en vie depuis si longtemps, je vis et même pas. Je respire mais je ne vis plus », expliquait-elle.

Noa était dans un lit d’hôpital installé dans son salon. Elle a profité de ses derniers jours pour faire ses adieux à sa famille et ses proches. Sa sœur a annoncé sa mort ce dimanche. Noa est née en 2001 à Arnhem et avait un frère ainsi qu’une sœur.

Source: Sud Info
https://www.sudinfo.be/id122852/article/2019-06-03/noa-ne-voulait-plus-vivre-ladolescente-de-17-ans-est-decedee-ce-dimanche-liberee
Violence conjugale, le cercle infernal

Violence conjugale, le cercle infernal

En Suisse, toutes les deux semaines, une femme meurt sous les coups de son partenaire. Reste que la violence conjugale n’est pas forcément synonyme de femmes battues. Les hommes aussi sont concernés et la violence dans le couple ne commence pas à partir des coups. Pourquoi les victimes acceptent-elles, parfois pendant des années, l’inacceptable ? Pour Temps Présent, des Romands témoignent de leur calvaire. Regards croisés sur un problème de santé publique, qui coûte des millions à la société et nous concerne tous.

Voir la vidéo:

https://www.rts.ch/play/tv/temps-present/video/violence-conjugale-le-cercle-infernal?id=10342577

 

Source: RTS

 

 

La violence psychologique très utilisée pour éduquer

Sept parents sur 10 ont recourt à des mots blessants pour recadrer leur enfant. Les châtiments corporels sont en recul.

Alors que les punitions corporelles sont en baisse, la violence psychologique des parents sur leur progéniture, elle, est très répandue. Près de 70% des parents disent l’utiliser au moins occasionnellement; un tiers d’entre eux ajoute que ce n’est pas rare, révèle une étude publiée hier par l’Université de Fribourg.

Facteur déterminant pour l’avenir

«Toute colère ne représente pas forcément une forme de violence, précise le professeur Dominik Schöbi, co-auteur de l’étude. Un enfant sait faire la différence entre un parent fâché et une volonté d’humilier ou de blesser. On définit la violence psychologique en lien avec le besoin fondamental de l’enfant de se sentir en sécurité et rassuré par rapport à l’affection de ses parents.»

En Suisse, près de 100 000 enfants de 1 à 6 ans seraient soumis à ces pratiques, à un âge où ils présentent une grande vulnérabilité. De la qualité de l’attachement créé avec les parents dépendra alors le développement de leur santé, notamment mentale. «Une violence répétée, même psychologique, est un facteur de risque important qui aura une influence sur le succès à l’école, dans le monde professionnel ou encore dans les relations adultes», prévient Dominik Schöbi.

Parmi les pratiques citées: ignorer son enfant quelques heures ou quelques jours, l’enfermer pendant une longue pédiode, chercher à le blesser avec des mots, lui hurler violemment dessus, voire le menacer de le confier à une famille d’accueil ou à une institution. Selon ce sondage représentatif, les Romands y ont plus souvent recours que les Alémaniques et les italophones.

 

Source: 20 minutes

https://www.20min.ch/ro/news/suisse/story/La-violence-psychologique-tres-utilisee-pour-eduquer-18156852

La violence domestique tue une personne tous les 15 jours en Suisse

La violence domestique tue une personne tous les 15 jours en Suisse

La violence domestique tue une personne toutes les deux semaines en Suisse, le plus souvent une femme. Près de 270 spécialistes se sont réunis mardi à Berne pour lutter contre ce fléau, en respectant la Convention d’Istanbul.

Chaque jour, onze personnes, dont neuf femmes ou jeunes filles, subissent des atteintes d’ordre sexuel, rappelle mardi le Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes (BFEG), qui a organisé ce congrès. Et chaque année, quelque 27’000 enfants et jeunes sont les victimes collatérales de la violence conjugale.

Ce congrès a été organisé alors que la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (Convention d’Istanbul) est entrée en vigueur en Suisse en avril dernier. Cette convention incite la Confédération et les cantons à agir pour protéger les victimes, engager des poursuites pénales et prendre des mesures de protection.

Selon Jacqueline Fehr, conseillère d’Etat du canton de Zurich, plusieurs approches de lutte contre la violence domestique ont déjà fait leurs preuves sur le terrain.

> Ecouter l’interview de Sylvie Durrer, directrice du Bureau fédéral de l’égalité, dans Forum:

https://www.rts.ch/info/suisse/9992268-la-violence-domestique-tue-une-personne-tous-les-15-jours-en-suisse.html

 

Source: RTS

https://www.rts.ch/info/suisse/9992268-la-violence-domestique-tue-une-personne-tous-les-15-jours-en-suisse.html

La maltraitance des enfants est en hausse

La maltraitance des enfants est en hausse

La Société suisse de pédiatrie (SSP) a recensé un peu plus de 1700 cas de mauvais traitements sur des mineurs en 2017.

Les cas de maltraitance d’enfants recensés par les cliniques pédiatriques ont augmenté de près de 10% l’an dernier en Suisse. Leur nombre a atteint 1730 unités. Les auteurs de ces mauvais traitements sont surtout des membres de la même famille (84% des cas).

Dans son recensement, la Société suisse de pédiatrie (SSP) a pris en compte les données de 20 des 41 cliniques pédiatriques suisses, indique-t-elle mercredi. Toutes les grandes et moyennes cliniques en font partie. L’augmentation des cas constatée par rapport à l’année précédente est répartie sur la majorité des cliniques participantes, sans différences régionales.

Manque de soin d’abord

Avec 38% des cas, la négligence dans la prise en charge parentale constitue la plus grande part d’actes de maltraitance d’enfants. Dans ces cas, la personne en charge omet de prendre soin de l’enfant.

Avec un cas de maltraitance sur quatre (26%), la maltraitance physique vient au deuxième rang. Un cas sur cinq (20%) présente une maltraitance psychique. Il en va ainsi, par exemple, d’enfants spectateurs de la violence domestique. La dégradation de leur état psychique est non négligeable, souligne la SSP.

Quant aux abus sexuels, ils constituent 16% des cas d’enfants maltraités. Leurs auteurs font partie de l’entourage familial dans 39% des cas. Pour environ 17% des cas, ils n’en font pas partie ou sont inconnus. 80% des victimes d’abus sexuels sont des filles et 83% des auteurs sont des hommes.

Enfants en bas âge

Les hommes sont d’ailleurs surreprésentés en tant qu’auteurs de maltraitances en général. Quelque 44% des cas sont uniquement le fait d’hommes. Dans 21% des cas, les auteurs sont un homme et une femme – les deux parents en principe. Dans près d’un quart des cas (24%), la maltraitance est le fait de femmes uniquement.

Parmi les victimes de la maltraitance, la répartition des sexes est restée stable en 2017: 56% de filles et 44% de garçons. Les enfants en bas âge constituent la principale catégorie de victimes: 46% ont moins de 6 ans et une victime sur six a moins d’un an.

Trois cas mortels

Dans 20% des cas de maltraitance d’enfant constatés en clinique, l’Autorité de protection de l’enfant et de l’adulte avait déjà été alertée. Dans un cas sur huit, une procédure pénale était déjà en cours.

L’an dernier, trois enfants sont morts des suites de mauvais traitements. Ils avaient moins d’un an. Deux d’entre eux ont subi une maltraitance physique et le troisième a été victime d’une noyade en raison du manque d’attention de la personne en charge. (ats/nxp)

 

Source: 24heures

https://www.24heures.ch/suisse/maltraitance-enfants-hausse/story/23677124

Image: Archives/Photo d’illustration/AFP